Programmation en Go

Ce livre est une introduction à la programmation en Go. Go est un langage de programmation développé chez Google depuis 2007. Dans ce livre vous découvrirez comment écrire des programmes simples dans ce langage, et vous ferez un tour des principales fonctionnalités du langage. Vous étudierez également quelques cas d'usage typiques pour bien prendre en main ce langage.

Ce livre s'adresse à des personnes ayant déjà des notions de base en informatique ainsi qu'en programmation et en ligne de commande. Toutefois, les algorithmes étudiés seront simplifiés au maximum et expliqués dans le détail de manière à être accessibles à un bon niveau de Terminale S.

Les commentaires et les suggestions d'amélioration sont les bienvenus, alors, après votre lecture, n'hésitez pas. 5 commentaires Donner une note à l'article (5)

Article lu   fois.

L'auteur

Liens sociaux

Viadeo Twitter Facebook Share on Google+   

I. Prérequis

Vous devez installer ou avoir installé les outils suivants :

  • compilateur C et librairies standard ;
  • GNU Bison ;
  • make ;
  • awk ;
  • ed.

Ces outils sont installés par défaut sur la plupart des systèmes Linux. De plus, il faut installer le logiciel Mercurial. (Téléchargement de Mercurial.)

II. Récupérer les sources

Lancez la commande suivante :

 
Sélectionnez
hg clone -r release https://go.googlecode.com/hg/ go

Cette commande crée un sous-répertoire go dans le répertoire courant.

III. Compiler go

Lancer :

 
Sélectionnez
cd go/src
./all.bash

La dernière commande compile le logiciel. Cela peut prendre un certain temps, et cela s'accompagne d'un défilement de commandes sur la console. À la fin de la compilation le texte suivant est affiché :

 
Sélectionnez
--- cd ../test
N known bugs; 0 unexpected bugs
---
Installed Go for linux/amd64 in /home/you/go.
Installed commands in /home/you/go/bin.
*** You need to add /home/you/go/bin to your $PATH. ***
The compiler is 6g.

Ce texte peut varier suivant votre architecture matérielle et le répertoire dans lequel se trouvent les sources. Il y a principalement deux architectures supportées par Go :

  • 386 (compilateur 8g) ;
  • AMD 64 bits (compilateur 6g).

Dans la suite nous supposerons que le compilateur est 6g.

IV. Ajouter le chemin au PATH

Éditez le fichier .bashrc se trouvant dans votre répertoire personnel. En supposant que le répertoire de Go soit situé dans votre répertoire personnel, ajoutez les lignes suivantes à la fin de ce fichier :

 
Sélectionnez
export PATH=$PATH:$HOME/go/bin
export GOROOT=$HOME/go

À présent, vous pouvez tester le compilateur en compilant votre premier programme, comme nous allons le voir au chapitre suivant.

V. Compiler votre premier programme

Créez le fichier hello.go et insérez le texte suivant :

 
Sélectionnez
package main
 
import "fmt"
 
/* Un commentaire sur
   plusieurs lignes */
func main() {
  // Un commentaire sur une ligne
  fmt.Printf("Bonjour, monde!\n")
}

Lancez ensuite les commandes suivantes dans le répertoire où se trouve ce fichier :

 
Sélectionnez
8g hello.go
8l hello.8
 
Sélectionnez
./8.out
->Bonjour, monde!

Si ces commandes échouent c'est probablement que le chemin d'accès à Go n'est pas configuré. Dans ce cas, vérifiez votre fichier .bashrc comme indiqué au chapitre précédent, ou indiquez le chemin complet à Go dans les commandes 8g et 8l. Il se peut également que votre compilateur ne soit pas 8g mais 6g (AMD 64 bits) ; dans ce cas, remplacez 8 par 6 dans 8g 8l hello.8 et 8.out :

 
Sélectionnez
6g hello.go
6l hello.6
 
Sélectionnez
./6.out
->Bonjour, monde!

VI. Structure

 
Sélectionnez
package main

Cette ligne permet de déclarer un module, en l'occurrence le module « main » qui représente notre programme.

 
Sélectionnez
import "fmt"

Cette ligne déclare l'utilisation du module « fmt ». Les guillemets (double quote) sont indispensables.

 
Sélectionnez
func main() {

Cela déclare le point d'entrée du programme. L'accolade ouvrante définit le début d'un bloc, celui-ci se terminera par une accolade fermante. Les accolades doivent toujours être appariées.

 
Sélectionnez
fmt.Printf("Bonjour, monde!\n")

Cette ligne, lorsqu'elle est évaluée, affiche à l'écran la chaîne de caractères « Bonjour, monde! » suivie d'un retour à la ligne.

Voilà, nous avons étudié en détail notre premier programme. Passons maintenant au chapitre suivant qui traite des types de base.

VII. Les réels

Ce sont les nombres réels qui ici sont, bien entendu, approchés par des valeurs finies pour des raisons évidentes de limite de taille. Ces nombres sont déclarés par le type float qui veut dire « nombre réel à virgule flottante ».

Voici comment déclarer un réel :

 
Sélectionnez
// déclaration de constante
const Pi = 3.14159
// variable rayon
var rayon float32 = 1.0

Les lignes commençant par deux barres sont ignorées à la compilation ; ce sont ce que l'on appelle des commentaires.

Si l'on utilise « := » à la place de « = », le type est déterminé automatiquement (inféré) et à ce moment, on peut écrire :

 
Sélectionnez
rayon := 1.0

VIII. Opérations arithmétiques

Les opérations suivantes sont supportées :

  • addition + ;
  • soustraction - ;
  • multiplication * ;
  • division /.

Voici deux exemples :

 
Sélectionnez
var aire = rayon*rayon*Pi
var circonference = 2*rayon*Pi
 
Sélectionnez
var n = 100
var somme = 2*n*(n-1)

IX. Entiers

Un entier est déclaré avec le type int (integer). Il existe d'autres types d'entier, notamment uint qui est toujours positif.

Les types int64 et uint64 sont de plus grande capacité car ils sont stockés sur 64 bits quelle que soit l'architecture utilisée, tandis qu' int et uint sont en général stockés sur 32 bits.

Les mêmes opérations arithmétiques s'appliquent aux entiers, avec en plus le reste de la division ou modulo (%). Exemple :

 
Sélectionnez
var reste = 821 % 100
// le résultat est le reste de la division par 100 soit 21

De plus, les nombres entiers et réels supportent les incrémentations (ajout de un) et décrémentations (retrancher un).

 
Sélectionnez
// Incrémentation
i++
// Décrémentation
i--

X. Chaînes de caractères

Elles correspondent au type string. Les chaînes peuvent être concaténées avec l'opérateur d'addition (+), en concaténant "James " et "Bond" on obtient "James Bond". Les chaînes de caractères peuvent être déclarées en les mettant entre guillemets (double quote).

Exemple :

 
Sélectionnez
var james = "James"
var nom = "Bond"
var nomComplet = james+" "+nom

Les chaînes de caractères sont encodées en UTF-8 dans les sources Go et Go gère le jeu de caractères Unicode.

XI. Booléens

Un booléen (type bool) ne peut prendre que deux valeurs : vrai et faux. Ces deux valeurs correspondent aux mots-clés true et false.

XII. Nombres complexes

La fonction cmplx() construit un nombre complexe, tandis que real() et imag() permettent respectivement d'en obtenir les parties réelle et imaginaire.

 
Sélectionnez
cmplx(partieReelle, partieImaginaire) complex
real(complex) float
imag(complex) float

XIII. Tableaux

Un tableau de valeurs est une série consécutive de valeurs, accessibles par leur indice entier, 0, 1, 2 3…taille-1.

En Go, on déclare un tableau en faisant précéder le type des éléments par la taille entre crochets, comme dans [3]int. Par exemple, pour déclarer un tableau de trois réels :

 
Sélectionnez
var tab [4]float

ou, en déclarant une valeur « littérale » d'un tableau :

 
Sélectionnez
var tab = [...]float{1.0, 2.0, 3.0}

On peut accéder à un élément d'un tableau en faisant suivre le nom de la variable de l'indice dans le tableau, entre crochets :

 
Sélectionnez
var un = tab[0]
tab[1] = 5.1

Attention, les indices d'un tableau démarrent à zéro et pas à un.

On ne peut pas accéder à un élément dont l'indice dépasse la taille du tableau, moins un, ou dont l'indice est négatif. On peut obtenir la taille d'un tableau en utilisant la fonction len() :

 
Sélectionnez
var taille = len(tab)

XIV. Fonction somme

Voici un exemple de fonction : la somme de trois réels. Nous allons faire la somme en utilisant un tableau au lieu de passer chaque élément du tableau en paramètre :

 
Sélectionnez
func Somme(a [3]float) (somme float) {
  for _, v := range a {
    somme += v
  }
  return
}

On déclare ici une fonction nommée Somme qui prend comme paramètre un tableau de trois réels et retourne un réel. La valeur de retour, en Go, vient après la liste des paramètres.

 
Sélectionnez
for _, v := range a {

Il s'agit d'une boucle d'itération sur chaque élément du tableau a. Le mot-clé for définit une boucle d'itération, tandis que range définit l'intervalle d'un tableau (ici, a)

 
Sélectionnez
_, v := range a

Deux variables, _ et v, prennent respectivement, comme valeur d'itération l'indice et la valeur de chaque élément du tableau a. Le caractère _ utilisé comme variable signifie que la valeur de l'indice est ignorée durant l'itération.

 
Sélectionnez
return

Ici, nous retournons la valeur somme à la fonction qui nous appelle. Ce devrait être écrit return somme, mais comme nous avions déclaré la valeur de retour avec un nom de variable, la valeur de celle-ci est automatiquement retournée. De plus, la variable est initialisée automatiquement (à zéro) ce qui fait encore une opération qui n'est pas écrite.

XV. Les « tranches »

Les slices (tranches en français), sont des tableaux au comportement différent. Disons que les tableaux 'classiques' ont une taille fixe tandis que les tranches n'ont pas de taille précise au moment de la compilation.

Les tableaux fixes sont passés par copie lors d'un appel de fonction. Donc, si votre tableau occupe quatre Mégaoctets, tout le contenu du tableau sera copié à chaque appel de fonction ! Ce peut être une source de lenteur dans votre programme, et il y a deux solutions à ce problème :

  1. Utiliser un pointeur sur le tableau ou ;
  2. Utiliser une tranche.

Les tranches sont prévues pour ce cas, de plus elles sont plus pratiques que les tableaux du fait qu'elles ont une taille modifiable.

Le type tranche est défini par le type des éléments précédé par des crochets : []int est une tranche d'entiers.

Pour créer une tranche, il suffit de prendre un intervalle d'indices séparés par « : » entre crochets, d'une variable tableau ou d'une autre tranche :

 
Sélectionnez
var tranche []int = tab[0:3]
var autre []int = tab[:] // tab est pris en entier dans la tranche autre

Il est aussi possible de déclarer une tranche « littérale » :

 
Sélectionnez
var fibonacci = []int{1, 1, 2, 3, 5, 8}

La longueur d'une tranche s'obtient par la fonction len(), comme pour les tableaux. La longueur du tableau sous-jacent est appelée capacité et s'obtient par la fonction cap().

Si l'on ne précise pas le début d'une tranche, c'est le premier élément du tableau comme dans tab[:3], si on ne précise pas la fin comme dans tab[2:], c'est le dernier élément du tableau.

XVI. Fonction Somme sur une tranche

Réécrivons à présent notre fonction Somme avec les tranches :

 
Sélectionnez
func Somme (a []int) (somme int) {
  for _,v := range a {
    somme += v
  }
  return
}

Comme on peut le voir, la différence de syntaxe est minime, mais la différence sémantique est réelle.

XVII. La fonction append()

Cette fonction retourne la tranche formée en ajoutant après le dernier élément de la tranche argument, les autres arguments passés à la fonction.

 
Sélectionnez
x := []int{1,2,3}
x = append(x, 4, 5, 6)
fmt.Println(x)

Ce code affiche :

 
Sélectionnez
[1 2 3 4 5 6]

XVIII. Allocation

On peut allouer de la mémoire pour une tranche en utilisant la fonction make(type, longueur, capacité) :

 
Sélectionnez
var tranche = make([]int,10,100)

XIX. Constantes

On peut initialiser une constante avec le mot-clé const :

 
Sélectionnez
const Pi := 3.14159

XX. Variables globales

Une variable globale est déclarée par le mot-clé var, avec au minimum un premier caractère en majuscule (exemple : bb est local alors que Bb est globale). Elle est initialisée par le symbole = ou :=.

On peut affecter le résultat d'une fonction à une variable globale, comme ceci :

 
Sélectionnez
var (
  HOME = os.Getenv("HOME")
  USER = os.Getenv("USER")
  GOROOT = os.Getenv("GOROOT")
)

XXI. Variables locales

On déclare une variable locale avec var suivi du nom de la variable puis de son type :

 
Sélectionnez
var x float

On peut initialiser une variable avec le signe égal :

 
Sélectionnez
x = 2.17

Ou bien combiner les deux :

 
Sélectionnez
var x float = 2.17

On peut inférer le type tout en affectant la variable :

 
Sélectionnez
var x := 2.17 // automatiquement float

Enfin, on peut omettre var

 
Sélectionnez
y := 3.1415

XXII. La fonction init

La fonction init() est une fonction spéciale. Chaque fonction portant ce nom dans chaque module sera appelée à l'initialisation du programme (une seule fois) et ce, dans l'ordre d'import des modules. Un seul thread est utilisé lors de cette phase d'initialisation pour l'exécution des goroutines (qui feront l'objet d'un autre chapitre).

XXIII. Pointeurs

Les pointeurs sont un type important en Go. Nous les avons à peine évoqués dans un autre chapitre. Un pointeur est un peu comme l'adresse pointant sur une valeur, on peut retrouver cette valeur et la modifier à l'aide d'un pointeur.

Un pointeur est déclaré en faisant précéder le type de donnée pointée par une étoile (*int est un pointeur sur un entier). On prend l'adresse pointant sur une donnée en la faisant précéder de & :

 
Sélectionnez
var i = 5
var j *int = &i // pointeur sur i

Ensuite on peut récupérer la valeur sur laquelle on pointe par une étoile précédant le pointeur :

 
Sélectionnez
var k = *j // k vaut 5

On peut modifier la valeur pointée avec *p=v :

 
Sélectionnez
*j = 6

Mais, maintenant, i vaut également 6, car j correspond à l'adresse de i ! On peut également utiliser += pour ajouter une valeur :

 
Sélectionnez
*j+=10
k=*j // k vaut également 16 maintenant

XXIII-A. Le pointeur 'nil'

Le mot-clé nil représente un pointeur qui ne pointe sur aucune valeur licite. Cela peut représenter la valeur initiale d'un pointeur qui ne pointe vers « rien ».

XXIV. Les types structurés

On peut déclarer un alias vers un type en Go en utilisant le mot-clé type suivi du type défini, par exemple :

 
Sélectionnez
type Vecteur3D [3]float
var vec Vecteur3D

On peut déclarer un type structuré ou structure, en utilisant le mot-clé struct :

 
Sélectionnez
type Intervalle struct {
  debut int
  fin   int
}

On peut déclarer une valeur littérale de structure comme ceci :

 
Sélectionnez
intervalle := Intervalle{0,3}
inter2 := Intervalle{fin:5}

Mais en général on utilise un pointeur sur une structure, pour ne pas la passer par valeur, mais par référence :

 
Sélectionnez
inter  := new(Intervalle)
inter2 := &Intervalle{0,5}

On accède ensuite à chaque champ d'une structure ou de son pointeur en faisant suivre la valeur d'un point suivi du nom du champ :

 
Sélectionnez
inter.fin += inter.debut

XXV. Déclaration

Le type tableau associatif représente un tableau dont on accède aux éléments par un indice. À la différence d'un tableau itératif, l'indice peut être autre chose qu'un entier et les éléments peuvent être non-consécutifs.

 
Sélectionnez
var Constantes = map[string] float {
  "Pi": 3.14159,
  "e":  2.71,
  "g":  9.81,
}

On accède ainsi à Pi en écrivant :

 
Sélectionnez
var Pi := Constantes["Pi"]

XXV-A. Types supportés pour les indices

On peut définir un indice comme étant un type numérique, une chaîne de caractères, un type pointeur ou une interface. Les structures, tableaux et tranches ne peuvent être utilisés comme indices d'un tableau associatif.

XXVI. Vérifier l'existence d'une entrée

On peut vérifier l'existence d'une entrée en utilisant la syntaxe suivante :

 
Sélectionnez
valeur, ok := Constantes["g"]

Dans ce cas, ok est de type booléen.

XXVII. Supprimer une entrée

 
Sélectionnez
Constantes["kB"] = 0, false

permet de supprimer kB des entrées du tableau, si celle-ci n'existe pas, aucune erreur ne sera levée.

XXVIII. Formatage de types de base

Nous allons utiliser le module « fmt » comme expliqué au chapitre Premier exempleCompiler votre premier programme.

XXIX. fmt.Printf()

Cette fonction très simple prend un nombre variable d'arguments : le premier est une chaîne [de format] et les suivants sont les arguments à formater.

Dans la chaîne de format, le caractère « % » a une signification spéciale :

  • suivi d'un « d », il implique la présence d'un entier et le formate en décimal ;
  • suivi d'un « s », il implique la présence d'une chaîne ;
  • suivi d'un « x », il implique la présence d'un entier et le formate en hexadécimal ;
  • suivi d'un « g », il implique la présence d'un réel ;
  • suivi d'un « v », il formate de manière automatique n'importe quel type ;
  • suivi d'un « T », il affiche le type de la valeur fournie.

Enfin, la chaîne « %% » est remplacée par un seul « % » à la sortie.

La fonction fmt.Sprintf a le même type d'entrée mais retourne la chaîne formatée au lieu de l'afficher.

 
Sélectionnez
fmt.Printf("Hello %d, %x\n", 123, 237)
=> Hello 123, ed

XXIX-A. Exemple

 
Sélectionnez
type T struct {
  a int
  b float
  c string
}
t := &T{ 7, -2.35, "abc\tdef" }
fmt.Printf("%v\n", t)
fmt.Printf("%+v\n", t)
fmt.Printf("%#v\n", t)
fmt.Printf("%#v\n", Constantes)

affiche :

 
Sélectionnez
&{7 -2.35 abc   def}
&{a:7 b:-2.35 c:abc     def}
&main.T{a:7, b:-2.35, c:"abc\tdef"}
map[string] float{"Pi":3.14159, "e":2.71, "g":9.81}

XXX. fmt.Println()

Cette fonction formate de manière automatique tout type passé comme paramètre. La contrepartie fmt.Sprintln() retourne la chaîne formatée au lieu de l'afficher. Cela revient au même que d'utiliser le formatage par défaut %v.

XXXI. String()

On peut définir la méthode String() pour un type quelconque et alors, Go l'utilisera pour formater la structure dans le formatage par défaut (%v).

XXXII. La forme 'tant que'

 
Sélectionnez
for {
for condition {

Dans ces deux formes, la boucle se répète tant que la condition est évaluée vraie ou de manière inconditionnelle. Dans les deux cas, cela peut mener à une boucle infinie qui prend de plus en plus de ressources système.

En revanche, il est possible de couper l'exécution d'une boucle :

XXXII-A. break

Cette commande interrompt la boucle et en sort.

XXXII-B. continue

Cette commande interrompt la boucle et réitère. Si l'on parcourt un tableau, on réitère sur un nouvel élément, sinon on réévalue la condition de boucle.

XXXII-C. return

return fait sortir de la fonction en cours ; si une valeur est fournie à return, celle-ci est retournée à l'appelant.

XXXIII. Itérer sur les éléments d'un tableau

 
Sélectionnez
for index, value := range tableau {

Cette forme a déjà été étudiée dans le chapitre Les tableauxTableaux. Elle permet également d'itérer sur les éléments d'une chaîne de caractères Unicode et sur ceux d'un tableau associatif.

XXXIV. Itération plus générale

 
Sélectionnez
for initialisation; condition; iteration {...}

Par exemple la ligne suivante compte de 0 à 9 :

 
Sélectionnez
for i:=0;i<10;i++ {fmt.Println(i)}

XXXV. Alternatives : if/else

La forme if/else permet de tester une condition, d'exécuter un bloc d'instructions si cette condition est vraie (le booléen « true ») et un autre bloc si la condition est fausse.

 
Sélectionnez
if condition {
  condition vraie
} else {
  condition fausse
}

Par exemple, pour calculer une valeur absolue :

 
Sélectionnez
func Abs (x int) int {
  if x < 0 {
    return -x
  }
  return x
}

XXXVI. Switch

 
Sélectionnez
switch {
  case condition: instructions
  case condition: instructions
  default: instructions
}

On peut ainsi réaliser plusieurs alternatives. On peut également réaliser un switch sur une valeur donnée :

 
Sélectionnez
signe:="Bélier"
switch signe {
  case "Bélier","Gémeaux": return "Vous allez être riche"
  case "Taureau","Sagittaire": return "Vous allez épouser une belle personne"
  default: return "Je ne sais pas trop"
}

XXXVII. Détecter un type

Une variable de type interface {} peut contenir une valeur de type quelconque. Il est possible de tester que le type de cette valeur est T en exécutant :

 
Sélectionnez
v, ok = valeur.(T)

Il est aussi possible de le faire avec switch :

 
Sélectionnez
var valeur interface {}
switch t := valeur.(type) {
  default:
    fmt.Printf("type inattendu %T", t)
  case bool:
    fmt.Printf("booléen %T\n", t)
  case int:
    fmt.Printf("entier %T\n", t)
  case *bool:
    fmt.Printf("pointeur vers booléen %T\n", *t)
  case *int:
    fmt.Printf("pointeur vers entier %T\n", *t)
}

XXXVIII. Alternative avec initialisation

 
Sélectionnez
if initialisation; condition {
switch initialisation; condition {

Exemple :

 
Sélectionnez
if err := file.Chmod("0664"); err {
  //erreur dans chmod
}

XXXIX. Conditions simples

Il est possible d'utiliser les opérateurs de comparaison suivants : == != < <= > >=.

« == » est l'opérateur égal à, différent de l'opérateur d'affectation « = ». « != » signifie « différent de ».

Ces opérateurs fonctionnent pour les nombres entiers, flottants et pour les chaînes de caractères.

XL. Opérateurs logiques

  • &&, ET logique ;
  • ||, OU logique ;
  • !, négation logique.

Ces opérateurs agissent sur les valeurs de type booléen.

XLI. Opérateurs bit à bit

  • &, ET logique bit à bit ;
  • |, OU logique bit à bit ;
  • ^, OU EXCLUSIF bit à bit ;
  • ~, complément binaire ou négation bit à bit.

À ces opérateurs il faut ajouter :

  • << décalage binaire vers la gauche ;
  • >> décalage à droite.

Ces opérateurs agissent sur les entiers non signés : uint, uint8, uint16, uint32, uint64, byte.

Il est possible de combiner ces opérateurs avec une affectation de leur résultat comme avec a += b, par exemple :

 
Sélectionnez
a <<= 2
b ^= a & 0xffffffff

XLII. Nombre variable de paramètres

Le dernier paramètre d'une fonction peut être suivi de… type qui définit un nombre variable de paramètres.

 
Sélectionnez
func Min(a ...int) int {
  if len(a)==0 {
    return 0
  }
  min := a[0]
  for _, v := range a {
    if v < min {
       min = v
    }
  }
  return min
}

Ensuite, on peut appeler cette fonction de la manière suivante :

 
Sélectionnez
x := Min(1, 3, 2, 0) // zéro

On peut également passer un tableau à la place des arguments avec la syntaxe t… :

 
Sélectionnez
tab := []int{1,3,2,0}
x := Min(tab...)

XLIII. Valeur de retour nommée

On peut omettre le nom de la variable de retour grâce à ce nom :

 
Sélectionnez
func Somme(a []int) (somme int) {
  for _,v := range a {
    somme += v
  }
  return
}

XLIV. Valeurs de retour multiples

On peut retourner deux valeurs ou plus avec la syntaxe suivante :

 
Sélectionnez
func SommeEtMoyenne (a []float) (float,float) {
  somme := 0.0
  for _, x := range a {
    somme += x
  }
  return somme,somme/len(a)
}
somme, moyenne := SommeEtMoyenne(a)

XLV. Defer

 
Sélectionnez
defer fonction(...)

Entraîne l'exécution différée d'une commande à la sortie de la fonction courante. Par exemple, juste après avoir ouvert un fichier, on peut différer sa fermeture par :

 
Sélectionnez
defer fichier.Close()

ce qui fait que le fichier sera fermé quoi qu'il arrive avant de quitter la fonction. Les commandes enregistrées par defer sont exécutées dans l'ordre inverse de leur déclaration : la dernière déclarée sera la première exécutée.

XLVI. Fonctions anonymes

Les fonctions anonymes sont un des types de base de Go. On peut donc stocker une fonction dans un tableau et dans n'importe quelle variable dont le type est défini comme étant :

 
Sélectionnez
func (arguments, ...) retour

On déclare une fonction littérale par la syntaxe suivante :

 
Sélectionnez
func (arguments, ...) retour { corps de la fonction }

XLVII. Définition d'une interface

Une interface est un ensemble de méthodes, c'est-à-dire des fonctions qu'il est possible d'implémenter pour un type défini. En voici un exemple, une interface de tri :

 
Sélectionnez
type sort.Interface interface {
  Len() int
  Less(i, j int) bool
  Swap(i, j int)
}

Cette interface permet de trier n'importe quelle structure de données consécutives. Il suffit de définir les méthode Len(), Less() et Swap() et nous pourrons appeler sort() sur cette structure de données.

Nous pouvons par exemple définir cette interface pour un tableau d'entiers :

 
Sélectionnez
type Sequence []int
 
func (s Sequence) Len() int {
  // longueur de s
  return len(s)
}
func (s Sequence) Less(i, j int) bool {
  // retourne vrai si l'élément d'indice i est inférieur à l'élément d'indice j
  return s[i] < s[j]
}
func (s Sequence) Swap(i, j int) {
  // échange deux éléments
  s[i], s[j] = s[j], s[i]
}

Ainsi la syntaxe fait précéder le nom de la méthode du type défini entre parenthèses. Nous pouvons maintenant trier une séquence en faisant :

 
Sélectionnez
var seq Sequence
sort.Sort(seq)

XLVII-A. Note sur les pointeurs

Lorsque l'on implémente une méthode sur une structure, il est d'usage de déclarer la méthode sur un type pointeur de cette structure, pour éviter le passage par valeur :

 
Sélectionnez
type Foo struct {...}
func (foo *Foo) String() string {return ...}

XLVIII. Héritage d'interfaces

En incluant un nom de type précédé d'une étoile dans une structure, sans le nommer, la structure hérite de toutes les interfaces de cette structure en les lui déléguant.

 
Sélectionnez
type Tache struct {
  Commande string
  *log.Logger
}

Ensuite on appelle :

 
Sélectionnez
tache.Log()

qui est délégué au membre log.Logger de la structure.

XLVIII-A. Héritage multiple

Il est possible d'hériter de manière multiple comme dans l'exemple suivant :

 
Sélectionnez
type ReaderWriter struct {
  *io.Reader
  *io.Writer
}

XLVIII-B. Constructeur

Il est alors d'usage de définir un constructeur, si nécessaire, pour la structure Tache, que l'on nommera « NewTache » :

 
Sélectionnez
func NewTache(commande string, loggueur *log.Logger) *Tache {
  return &Tache{commande, loggueur}
}

XLIX. Importer un module

Pour importer un seul module :

 
Sélectionnez
import "module"

Pour en importer plusieurs :

 
Sélectionnez
import {
  "module"
  "module2"
  ...
}

Un nom de module est le chemin relatif du répertoire contenant le module. Par exemple, dans le répertoire de Go on trouve « src/pkg/container/vector » qui est importé comme « container/vector ». Une fois le module importé, on s'y réfère dans le source comme « vector » tout court.

L. Conventions

Les seuls noms exportés sont les noms commençant par une majuscules : noms de fonctions, de types, de méthodes, de constantes, de variables… Il est d'usage de ne pas utiliser le tiret de soulignement (underscore) mais de capitaliser les noms à exporter en « CamelCase ». Utiliser des noms simples, notamment pour les interfaces : une interface comportant la méthode Print s'appellera Printer, Write deviendra Writer, Read deviendra Reader, etc.

Enfin, l'utilitaire gofmt permet de formater un code source selon les recommandations des concepteurs du langage Go.

LI. Panic

Lorsqu'une erreur survient dans un appel de fonction, le meilleur comportement est en général de signaler l'erreur par un code retour. Mais parfois une erreur est irréversible et doit entraîner l'arrêt du programme. Dans ce cas, il convient d'appeler la fonction panic(). Cette fonction prend un seul argument de type quelconque.

Exemple :

 
Sélectionnez
var user = os.Getenv("USER")
 
func init() {
  if user == "" {
    // le programme se termine abruptement
      panic("pas de valeur pour $USER")
  }
}

LII. Recover

Cette fonction permet de récupérer une exception lancée par « panic ». Elle s'utilise en général avec defer :

 
Sélectionnez
func serveur(canal <-chan *Tache) {
  for tache := range canal {
    go faitEnSecurite(tache)
  }
}
 
func faitEnSecurite(tache *Tache) {
  defer func() {
    if err := recover(); err != nil {
      log.Println("tache echouee:", err)
    }
  }()
  faire(tache)
}

Ici, la fonction faitEnSecurite() applique au résultat de faire() la fonction déclarée avec defer, qui appelle recover() et vérifie si une erreur a eu lieu. L'exception est à ce moment totalement levée et il n'y a rien d'autre à faire pour continuer l'exécution normale du programme.

LIII. Définition

Une goroutine est un fil d'exécution tournant en parallèle avec d'autres goroutines à l'intérieur du même espace d'adressage (le processus).

Les goroutines permettent de paralléliser des tâches en les répartissant sur plusieurs cœurs ou processeurs. Le mot clé go permet de lancer un appel de fonction en une goroutine et de ne pas attendre le résultat :

 
Sélectionnez
go list.Sort() // trie une liste en parallèle

Il est courant d'utiliser une fonction littérale pour appeler une goroutine :

 
Sélectionnez
go func(arguments, ...) {
  commandes...
} (paramètres, ...)

LIV. Les canaux (de communication)

Un canal est un type de base de Go et se déclare en plaçant chan avant le type de ses éléments. On peut créer un canal avec make :

 
Sélectionnez
c := make(chan int)

Ensuite on peut envoyer et recevoir des données du type précisé, et la première donnée reçue est la première donnée envoyée. (First In First Out)

On dit qu'on envoie une donnée à travers un canal avec canal<-valeur et qu'on reçoit une donnée d'un canal avec = <-canal.

Dans cet exemple, on lance une goroutine et on attend sa fin en recevant le signal qu'elle va envoyer :

 
Sélectionnez
go func() {
  list.Sort()
  c <- 1  // Envoie un signal, la valeur importe peu
}()
blahBlahPendantUnMoment()
<-c   // Attend la fin du tri de la liste à la réception du signal

LV. Canaux avec tampon

On peut créer un canal avec un tampon en fournissant la taille du tampon en argument de make().

Lorsque le canal n'a pas de tampon, la goroutine qui enfile une valeur doit attendre qu'une autre goroutine dépile cette valeur. En revanche, avec un tampon, la goroutine qui enfile une donnée attend seulement que le tampon dispose d'une case vide pour y mettre la donnée.

Dans l'exemple suivant, MaxTaches tâches peuvent se dérouler en parallèle :

 
Sélectionnez
var sem = make(chan int, MaxTaches)
 
func handle(r *Requete) {
  sem <- 1    // attend que sem soit disponible
  process(r)  // cela peut prendre un certain temps.
  <-sem       // cela permet à la prochaine tâche de démarrer
}
 
func Serve(file chan *Requete) {
  for {
    requete := <-file
    go handle(requete)  // lance la goroutine
   }
}

La syntaxe suivante permet de savoir si une case est disponible dans le canal :

 
Sélectionnez
v,ok = <- canal

LVI. Select

select est une structure de contrôle similaire à switch. Elle permet de gérer une multitude d'envois et de réceptions à travers des canaux différents.

Voici sa syntaxe :

 
Sélectionnez
select {
  case canal <- valeur: commandes...
  case var = <-canal: ...
  case var := <-canal: ...
  default: ...
}

Les différentes alternatives sont évaluées dans l'ordre de leur écriture, la première réception ou émission dans un canal déclenche l'exécution des commandes correspondant à l'alternative. Si aucune de ces opérations ne réussit, le cas par défaut est exécuté, sinon l'opération bloque jusqu'à la réception ou l'envoi d'une donnée.

Le choix entre les différentes alternatives est basé sur un processus pseudo-aléatoire.

Enfin, une structure select sans aucune alternative bloque éternellement.

LVII. Définir le nombre de processeurs

En définissant la variable d'environnement GOMAXPROCS comme étant égale au moins au nombre de processeurs, ou en appelant runtime.GOMAXPROCS() avec ce nombre, on peut répartir les goroutines sur les différents cœurs ou processeurs sur un ordinateur particulier.

LVIII. Remerciements Developpez

Nos remerciements à Jérôme Marsaguet pour la mise au gabarit.

Merci également à Jaques Théry pour sa relecture orthographique.

Vous avez aimé ce tutoriel ? Alors partagez-le en cliquant sur les boutons suivants : Viadeo Twitter Facebook Share on Google+   

Licence : vous avez la permission de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon les termes de la licence de documentation libre GNU, version 1.2 ou plus récente publiée par la Free Software Foundation ; sans sections inaltérables, sans texte de première page de couverture et sans texte de dernière page de couverture. Les logos Developpez.com, en-tête, pied de page, css, et look et feel de l'article sont Copyright © 2014 Developpez.com.